vendredi 23 octobre 2009

J'ai répondu au questionnaire de Vanves92170 sur la politique culturelle

Cédric Davy, commentateur de la vie locale a cordialement sollicité mon opinion sur la politique culturelle.
L'entretien se trouve en suivant le lien.

Il est retranscrit ci dessous

Monsieur Cormier, quelles sont les appréciations que vous avez à formuler sur la séance culturelle 2008/2009 ?

Une saison importante pour le théâtre de Vanves : première saison pour la toute nouvelle scène nationale conventionnée française[1]. Après avoir célébré le 10ème anniversaire du festival Artdanthé avec une saison extraordinaire 2007-2008, il était important pour la ville et le théâtre de Vanves que les débuts de la « deuxième décennie » du festival soient prometteurs. Pari gagné si j’en juge par la fréquentation toujours élevée et les nombreux articles parus cette année dans la presse spécialisée ou généraliste, tant locale que nationale. Par ailleurs, on mesure aujourd’hui le travail de fond effectué ces dernières années sur les résidences artistiques à Vanves. Le Collectif d’Ores et Déjà, en résidence à Vanves l’an passé pour Wald et le Père Tralalère, présente en ce moment cette dernière pièce pour deux semaines au théâtre national de la Colline (Paris XXème). C’est l’occasion de constater la bonne intégration par l’équipe culturelle de la salle Panopée dans le paysage culturel vanvéen. Malgré l’initial manque de projet dû à l’urgence électorale de 2008 et qui lui a valu cette aménagement intérieur en dépit du bon sens, la salle a permis le développement de nouvelles résidences artistiques, réelles sources de création pour la danse, le théâtre et les arts musicaux. Enfin, je constate l’équilibre global de la saison passée avec 14 spectacles de théâtre, 8 spectacles pour les enfants, 17 soirées musicales et 34 soirées « danses » lors de la 11ème édition du festival ArtDanthé -qui vaut à la ville la renommée de son Théâtre et une partie de son financement.
Du coté cinéma l’effort persiste pour maintenir une programmation variée, entre les films à succès et d’autres moins diffusés mais au fort intérêt culturel. J’apprécie les efforts pour maintenir les séances d’après-midi en semaine afin que le public âgé vanvéen puisse bénéficier de la programmation adulte. C’est aussi cela, les missions du service public.

Quels sont les spectacles que vous avez les plus appréciés ?

Difficile de faire un choix. De mémoire, j’avais apprécié Andréa Sitter qui nous avait offert un spectacle entre danse et théâtre particulièrement drôle ; La performance de Pierre Rigal aussi, captif de sa « Press ». Il y eu la 3ème édition de Jamais Vu ! (Plateforme de jeune chorégraphe Européen) dont l’une des chorégraphies m’avait particulièrement marqué. Coté Théâtre, il y eu Les sirènes de Bagdad, de l’écrivain Yasmina Khadra, et bien sûr la superbe présentation de L’illusion Comique de Corneille par la compagnie Viva la Comedia -qui présentera cette année Le Songe d’une Nuit d’été de Shakespeare.
Petit moment particulier pour moi, le Taraf de Haïdouks, qui a accompagné tellement de mes voyages à travers le monde.
Mais les spectacles auxquels j’ai assisté au Théâtre de Vanves et les discussions, avec les acteurs et l’équipe du théâtre, qui suivirent les représentations m’ont aussi donné envie de découvrir la programmation d’autres lieux en Ile de France : Bobigny, Malakoff, le théâtre de la ville, de la colline, Silvia Montfort, le rond-point, et tant d’autres encore…

N’avez-vous pas l’impression que les spectateurs ne sont pas majoritairement des non vanvéens ?

Cette question me gène car elle laisse supposer que cela serait soit anormal soit problématique. Il me semble que la politique culturelle doit assurer la mission locale culturelle mais aussi participer à sa dimension régionale et nationale. En Ile de France, ou les accès (la diffusion) aux œuvres et productions sont multiples, la politique culturelle des communes se doit d’intégrer particulièrement ces deux dimensions en offrant aux vanvéens un accès à une programmation de qualité d’une part et compléter d’autre part l’offre globale sur le territoire francilien et plus largement français. Il est donc logique que le théâtre de Vanves accueille, comme c’est le cas pour l’ensemble des théâtres d’Ile de France, des spectateurs provenant de toute la région. Mais globalement, sa fréquentation se compose, outre les vanvéens, d’habitants des environs, du sud des Hauts-de-Seine ou de Paris.

Cependant, dans votre question, j’en entends une seconde.

Est-il regrettable que les habitants d’une ville, Vanves par exemple, se déplacent peu au théâtre, se détournent des spectacles vivants et plus généralement de la culture ? Si oui, quelle en est la raison principale ? La programmation ? Les prix ? Les horaires ? Le lieu ?

On peut le regretter, certainement. Mais, je regrette surtout que l’on montre systématiquement du doigt les programmations (et bien souvent ces remarques proviennent de personnes fréquentant en réalité peu les lieux de culture et sont souvent l’effet de stratégies électorales).
Pourtant, je crois que l’on peut -et en particulier à Vanves- s’inquiéter de la faiblesse des moyens alloués à l’éducation à la culture (pourtant l’une des quatre missions de la politique culturelle avec la création, la diffusion et la conservation), à la communication, à l’accompagnement au choix des spectacles, à la promotion de la culture en général. Mais il est vrai que cela nécessiterait qu’on y alloue un budget supplémentaire. Je rappelle que le budget de la communication à Vanves, très élevé, sert surtout à promouvoir l’action du Maire plutôt que les services offerts aux habitants.

D’autres actions d’accompagnement peuvent pourtant être mises en place. En voici quelques unes : pour faciliter l’accès, la mise en place d’une plateforme de garde d’enfant pour quelques soirées dans l’année afin que les couples puissent venir aux spectacles ; la mise en place d’une taxi-navette avant et après les spectacles pourrait permettre aux personnes âgées ou handicapées de venir au théâtre. Des places à très bas tarif, pour les jeunes, les familles, les foyers à bas revenus, pourraient être distribuées. Enfin, l’édition d’une plaquette de présentation plus illustrée ou la tenue de stands-guichets à différents endroits de la ville pour présenter la saison culturelle pourraient permettre d’accompagner les choix de spectacles.
Notons une nouveauté cette année, et il était grand temps : le site Internet du Théâtre de Vanves.

Vous êtes membre du Parti Socialiste, ne doit-on pas considérer que la politique culturelle actuelle a été initiée par l’équipe Municipale de Guy Janvier ?

Il est vrai, et l’on l’oublie souvent, que c’est sous la municipalité de Guy Janvier que le théâtre de Vanves fût reconstruit (après l’incendie qui le détruisit), que le centre Albert Gazier sortît de Terre, et que le projet culturel a pris de l’ampleur notamment grâce à l’installation du directeur actuel du Théâtre de Vanves, José Alfarroba. Lorsque celui-ci proposa le projet audacieux d’un rendez-vous annuel avec la danse à Vanves, le Festival ArtDanthé, Guy Janvier a soutenu le projet qui connaît aujourd’hui, onze ans plus tard, une notoriété forte et toujours grandissante en France et à l’étranger.
Personnellement, je trouve remarquable et courageuse cette décision et salue l’audace politique dont Guy Janvier a fait preuve à l’époque en permettant la diffusion d’un art peu reconnu et peu programmé. Je le répète, le théâtre de Vanves participe à l’effort culturel national en permettant la création et la diffusion sur scène de la danse et il en est d’ailleurs récompensé, notamment par sa notoriété et par la reconnaissance qui lui est fait dans le monde des arts.

Je tiens à souligner par ailleurs que le maire actuel montre depuis son arrivé en 2001 le même soutien sans faille à l’équipe du théâtre de Vanves et au festival ArtDanthé. Malgré les désaccords profonds et les critiques que je peux formuler à l’égard de sa politique municipale et communautaire en général (et en particulier à l’égard des jeunes, de la démocratie locale, du développement urbain et de la prise en compte des problématiques environnementales, du maintien de l’activité économique locale, etc.) je tiens -au risque d’en étonner plus d’un, à ce que lui soit rendu le mérite d’avoir inscrit dans la durée ce soutien à l’égard du théâtre.

Quelle place doit occuper la culture dans le cadre d’une politique municipale ?

Pour compléter ce que j’ai dit tout à l’heure, outre le développement de l’activité d’éducation à la culture, je pense qu’il faut beaucoup plus impliquer les vanvéens et solliciter leur participation aux activités culturelles vanvéennes. Il y a eu jusqu’à présent l’école des spectateurs du théâtre, mais la ville est riche d’artisans, d’artistes ; les maisons regorgent de vanvéens curieux et surtout possesseurs de connaissances particulières. J’aurais aimé qu’à Vanves, l’offre institutionnelle culturelle s’accompagne d’un échange entre les habitants sur les techniques, les sciences. Par la création par exemple d’un jardin partagé dans le parc Pic ; d’un évènement d’échange culinaire associant les habitants et les chefs et sommeliers vanvéens, d’un festival des arts et techniques amateurs, ou enfin de l’organisation d’un festival vanvéen de spectacles de rue coordonné par des associations de quartier. De tels évènements, tisseraient du lien humain dans la ville et seraient l’occasion d’impliquer les habitants et de les inciter à participer eux même. Et la décision de les organiser est politique.

Comment s’annonce le programme 2009/2010 ?

J’ai été marqué par l’enthousiasme de l’équipe du théâtre pour cette saison.
Je remarque que l’échange culturel initié il y a quelques années avec les Pays-Bas, le Portugal et le Québec, se poursuit et se développe. Cette année, Vanves accueille un quatrième pays en programmant un spectacle monté en collaboration avec le chorégraphe Jonah Bokaer, qui nous vient de New York, pointure internationale de la danse qui a notamment travaillé aux coté de Merce Cunnigham -récemment décédé.

On retrouve des compagnies connues et fidèles à Vanves : La compagnie Viva La Commedia, T.R.A.S.H (Pays Bas), Herman Diephuis, le Festival Jamais Vu !, Martin Barral et l’orchestre symphonique du campus d’Orsay, etc. ; des créations étonnantes telles que Alpenstock diffusé cette semaine, ou Sandrine en décembre ; des nouveaux talents tels que Thomas VDB. On retrouvera Marto et d’autres spectacles de marionnettes ainsi que le festival ArtDanthé, du 25 janvier au 27 mars, et des évènements, telle que la venue de Dominique A, le 30 mars, et le spectacle inaugural du festival ArtDanthé avec une création collective de 28 chorégraphes et metteurs en scène dédié cette année à Pina Baush.

Je pense que cette saison offrira une fois de plus à chacun de nombreuses opportunités de découvrir de nouveaux horizons.

Allez-vous continuer à être un spectateur attentif et assidu ?

Assidu certainement. Je suis un spectateur amateur, mais il est vrai que j’ai toujours passé beaucoup de mon temps libre (qui malheureusement se réduit) à assister à des spectacles vivants à Vanves et ailleurs, en France et à l’étranger. C’est un réel plaisir que je ne boude jamais.

Attentif ? Faut-il réellement être attentif lorsque l’on est spectateur ? Si je devais retenir une grande leçon de mon expérience vanvéenne ce serait celle de l’apprentissage au « spectateurat ». J’ai appris, surtout grâce à la danse que j’ai découvert à Vanves, à percevoir les messages du corps, de la chorégraphie, comprendre malgré moi la mise en scène, les postures, les sons. Pour cela il m’a fallu apprendre à sortir de mes conventions personnelles, à me laisser aller à ressentir plutôt qu’à intellectualiser la compréhension d’un discours ; d’une certaine manière à relâcher mon attention. Cela a changé aussi énormément ma perception du théâtre ou de la chanson. Je suis aujourd’hui beaucoup plus touché par la mise en scène, les impressions spatiales, le langage des corps.

Quel serait votre seul argument pour tenter de convaincre les vanvéens d’assister aux différents spectacles programmés ?

Osez ! Que risquez-vous ? L’expérience du spectacle vivant est unique et extraordinaire.

Quelle est la question à laquelle vous auriez aimé répondre, mais que je ne vous ai pas posée ?
Celle-ci. ;-)

Vous êtes membre du Parti Socialiste, qu’est ce qui doit inciter des vanvéens à vous rejoindre ?

L’envie de changement. Le parti socialiste vit une période difficile mais exaltante. Lui aussi subit de plein fouet la crise globale qui s’est installée progressivement depuis vingt ans.
Il doit changer pour permettre à la société de changer. Il doit normaliser ses relations avec son idéologie, assumer l’héritage et formuler un discours qui défendrait mieux les idées qu’il défend. Et enfin il doit changer pour que le peuple français puisse voir en lui une source d’une transformation positive de la société.

Pour cela, ce parti a besoin des militants et des sympathisants ; on l’a une nouvelle fois constaté lors de la concertation récente sur le fonctionnement du parti. Le parti socialiste doit, avant tout, appartenir au peuple de gauche.
Outre la réorganisation interne du parti qu’a initié la concertation du début du mois, c’est sur la question des valeurs que nous défendons qu’a débuté le travail le plus important pour le parti socialiste dans le cadre du Laboratoire des Idées. A Vanves, nous avons la chance d’en avoir la vice-présidente, Lucile Schmid, qui y fourni un travail de réflexion et d’écriture remarquable par sa densité et sa qualité. Des groupes de compositions diverses (intellectuels, élus, chercheurs, militants ; anciens, jeunes, hommes, femmes) s’y forment sur des thématiques telles que la crise, l’eau, le partage des richesses, ou encore la civilisation numériques et les enjeux de la méditerranées.

Je crois que le travail fourni dans ce laboratoire des idées présente l’opportunité d’identifier une ligne politique claire, ambitieuse dans son contenu, cohérente sur les valeurs, responsable politiquement et résolument humaniste.

Pour mener ce travail de réflexion collective et soutenir la rénovation du PS, nous avons besoin de nouveaux militants qui s’engagent autant sur le pavé que sur le terrain des idées.



[1] Elles sont peu nombreuses, Malakoff est scène conventionnée pour le théâtre.

vendredi 16 octobre 2009

L'histoire de Vanves par René Sédès. Dédicace Samedi 17

René Sedes à le plaisir de vous annoncer qu'il dédicacera son livre:

"Square Payret-Dortail"
la singulière aventure sociale d'une cité HLM à Vanves (1929-2009),

le Samedi 17 octobre à partir de 15heures
 à la Librairie du Lycée Michelet, place du Général-Leclerc
.


En 1929, sur d’anciens jardins maraîchers de Vanves, une cité d’habitations à bon marché s’apprête à accueillir ses nouveaux locataires. Elle porte le numéro 13 de la rue de Châtillon.


Ensemble d’avant-garde dans une commune encore rurale, elle va être une curiosité avant de constituer le théâtre d’une expérience exceptionnelle de vie collective autogérée où la culture et les loisirs auront toute leur place. Elle deviendra par la suite une pépinière d’artistes de renom et demeurera un exemple de logement social qui aurait pu et dû être suivi ailleurs. De ce fait, elle représente l’antithèse même des « cités à risques dans les banlieues sensibles »…


Aujourd’hui, regroupés au sein de l’association « Ceux du 13 » de jeunes plasticiens font le pari de redonner un esprit nouveau à cet ensemble qui fête ses 80 ans : l’aventure continue…

mardi 13 octobre 2009

La saison culturelle débute à Vanves.

Voici un travail très intéressant et bien inspiré que celui de Armel Barraud, jeune artiste parisienne, qui depuis hier soir est exposé dans la galerie du Théâtre de Vanves. L’artiste, qui se définit « designer dentellière », présente une vingtaine de ses travaux. Calder, bien sûr, on y pense à cause des matériaux utilisés et de l’exploitation des jeux d’ombre. Mais le tissage, l’exploitation légère de la couleur, les compositions qui lézardent sur les murs forment un tout ingénieux et innovant qui donnent à ces travaux leur particularité et à cette exposition tout son intérêt.
Armel Barraud, Galerie du Théâtre de Vanves du 11 octobre au 22 Novembre
http://armelbarraud.canalblog.com

Ce soir mardi, c’est la saison théâtrale qui débutera au Théâtre de Vanves avec Alpenstock suivi de Conviction Intime (Texte de Rémi de Vos et Mise en scène de David Lejard-Ruffet).
Alpenstoc.Grete est seule, elle nettoie. Fritz, son mari fonctionnaire, entre. Tous deux forment un couple solide et heureux vivant dans un chalet immaculé. Grete a acheté un détergent au marché cosmopolite, Fritz ne comprend pas. Fritz est perturbé, Fritz et Grete font l’amour avec difficulté, Fritz fait comprendre à Grete qu’un détergent acheté au marché cosmopolite est impropre aux règles sanitaires concernant la propreté. Au départ de Fritz, Yossip Karageorgevitch Assanachu, balkano-carpatho-transylvanien entre, baisse sa braguette et fait l’amour à Grete faisant basculer le couple dans l’incompréhension mutuelle et le doute.
Lire la suite sur le site du théâtre de Vanves : http://www.theatre-vanves.fr/
C’est à voir au théâtre de Vanves, à partir de ce soir, mardi 13, jusqu’au samedi 17.

lundi 12 octobre 2009

Faut-il sauver Jean Sarkozy, 23 ans, futur président de l'EPAD?

23 ans?
Je trouve cela bien jeune. J'ai hier appris que Jean Sarkozy débute actuellement sa 2ème année de droit...
Bon sang! à cet âge j'avais déjà obtenu un diplôme d'ingénieur à Toulouse et un master of science à Londres. J'avais aussi effectué deux stages en entreprise, et je commençais à travailler. Tout cela sans être le plus précoce de ma génération, car quelques collègues avait déjà une année d'expérience professionnelle derrière eux.

On me dira que Jean Sarkozy est conseiller général des Hauts-de-Seine et que cela l'occupe. C'est vrai, mais il l'est depuis peu de temps et cela ne peut pas d'une part expliquer son retard actuel, ni être un argument pour lui confier la gestion de l'EPAD. A son âge, des sportifs de haut-niveau terminaient brillamment leur scolarité à Polytechnique, d'autres avaient déjà parcouru une bonne partie du globe alors qu'ils obtenaient leur diplôme de Mastère... La vérité semble être ailleurs concernant Jean Sarkozy qui, loin d'avoir le génie que lui prête son protecteur dans les Hauts-de-Seine, M. Balkany, semble au contraire avoir de grandes difficultés dans ses études. Petit rappel, depuis la réforme LMD des universités, le premier niveau de qualification post-bac se situe après la validation de trois années. Une assez lointaine perspective si Jean Sarkozy poursuit sur le rythme actuel (une année universitaire validée en trois ans).


Alors non seulement, Jean Sarkozy est bien jeune, comme toute personne de 23 ans, pour diriger l'EPAD, mais en plus, il semble largement immature, compte tenu de son faible avancement dans son cursus académique. Je crois qu'il faut donc faire un geste pour le jeune homme, afin qu'il gagne en maturité, en autonomie aussi. Laissons-lui le temps de grandir, de se forger "culture et caractère" afin qu'il puisse devenir un adulte équilibré et doué de jugement.
Ne lui laissons pas l'occasion d'accéder à ce poste auquel il prétend, pour lequel il n'a pas les compétences et qui ne lui laissera sans doute pas le loisir de se consacrer à apprendre.

petition

jeudi 8 octobre 2009

Pétition : Jean Sarkozy, renoncez à postuler au poste de président de l'EPAD

petition
Signez la pétition pour obtenir que Jean Sarkozy renonce à postuler au poste de président de l'Etablissement public d'aménagement du quartier d'affaires de La Défense :


A l'attention de : Jean Sarkozy, conseiller général des Hauts-de-Seine

Jean Sarkozy, renoncez à postuler au poste de président de l'EPAD.

L'Etablissement public d'aménagement de La Défense gère un territoire qui regroupe des centaines d'entreprises employant sur place 150.000 salariés. La Défense, c'est aussi un bassin de population de plus de 200.000 personnes (Puteaux, Courbevoie et Nanterre). C'est enfin un noeud de transport (train, RER, métro et tram) par lequel passe quotidiennement 1 million de franciliens.
Présider un tel Etablissement demande compétence et expérience. La qualité de vie de tous ces gens en dépend !
Jean Sarkozy, nous vous invitons à terminer vos études de droit et à faire quelques stages en entreprise… avant, peut-être un jour, qui sait, de re-postuler à ce poste autrefois occupé par votre père.
Jean Sarkozy, vous rendrez ainsi grandement service aux habitants, aux salariés et aux entreprises de La Défense.

dimanche 27 septembre 2009

Aujourd'hui, c'est dimanche, détendons-nous!

Je ne résiste pas à l'envie de vous faire partager ce blogue, que je viens de mettre en place pour ma maman, artiste-peintre. Je trouve (très objectivement, bien sur...) que sa peinture est très humaine et émouvante.

Alors, puisque c'est dimanche, je vous le recommande pour vous détendre.
Ce site est tout récent, sans doute pas encore parfait, mais les peintures qu'on y découvre compenseront l'imperfection du site.

Je pense qu'écouter un peu de musique en le visionnant est une bonne idée, pourquoi pas Leonard Cohen ou du jazz un peu enlevé comme Richard Galianno... à vous de voir.

Pour voir le site, cliquer sur l'image -->


mardi 22 septembre 2009

Consultation militante du PS... oui,... peut mieux faire.

En lisant un première fois le document de la consultation militante pour la réforme des statuts du PS je me suis demandé qui à gauche pouvait s'opposer au certains points de cette consultations qui prône la diversité, l'égalité réelle entre les sexes et les cultures...

Voici par exemple les trois dernières questions pour lesquelles je l'avoue, je serai bien étonné si la consultation n'obtenait pas 100% de réponses positives:

Question 4-2 :
Donnez-vous mandat au Bureau National pour proposer dans la réforme de nos statuts,
des règles de démocratie interne permettant d’améliorer l’efficacité de nos Congrès et de
choisir nos dirigeants en cohérence avec nos orientations politiques ?
  Oui   Non  Abs
Imaginez que quelqu'un s'oppose à améliorer l'efficacité de nos congrès et du choix de nos dirigeants...
La réelle question ici semble donc porter sur "Donnez-vous mandat au Bureau National", c'est à dire: lui faites-vous confiance?
Question 5.1:
Etes-vous favorable à la création dans notre parti d’une autorité indépendante et incontestée,
chargée de faire respecter les règles d’éthique et de droit s’imposant à tous les adhérents
du Parti socialiste, disposant des moyens de les faire respecter et tranchant en dernier
ressort toute question en rapport avec la violation de nos règles communes ?
  Oui   Non  Abs 
Imaginez que quelqu'un s'oppose à faire respecter les règles éthiques et du droit...
La réelle question ici semble donc porter sur "La création dans notre parti d’une autorité indépendante et incontestée", c'est à dire: y croyez-vous vraiment, à cette indépendance?
Question 5.2:
Approuvez-vous la mise en œuvre dans les scrutins internes de notre parti, de nouveaux
mécanismes, inspirés des règles et des moyens de la République, garantissant la sincérité
et la fiabilité de nos votes ?
  Oui   Non  Abs
Imaginez que quelqu'un s'oppose à assurer la sincérité et la fiabilité des votes...
La réelle question ici semble donc porter sur " inspirés des règles et des moyens de la République, garantissant la sincérité et la fiabilité de nos votes", c'est à dire:croyez-vous que les moyens et règles de la République assure sincérité et fiabilité des votes? A ce sujet, lire cet article paru dans rue89

jeudi 17 septembre 2009

« Taxe Carbone ?» : le mouvement Utopia se prononce pour une VRAIE fiscalité écologique

La prise de conscience de l’urgence écologique progresse et chacun mesure les efforts individuels et collectifs nécessaires pour limiter les émissions de gaz à effet de serre.

Le gouvernement a annoncé la mise en place d’une « taxe carbone », à 17€ la tonne de CO2, compensée intégralement. Une fois de plus, le président dénature une mesure indispensable et légitime en la vidant de sa substance et l’instrumentalise en une action de récupération politique de l’écologie.

Cette taxe n’est pas à la hauteur des efforts de structures nécessaires en termes de transport, de logements, de production agricole et industrielle. Elle ne permettra pas de limiter les nuisances causées par les plus riches, et sanctionnera les plus pauvres sans leur donner les moyens de changer de comportement.

Avant que le débat ne s’ouvre au parlement, le mouvement Utopia réuni en Université d’Eté à Buoux se prononce pour une véritable fiscalité écologique reposant sur deux leviers :

  1. une contribution climat-énergie reposant sur les émissions de tous les gaz à effet de serre liées à la production et au transport de l’ensemble des biens et services, pour avoir un effet incitatif plus fort sur les comportements des acteurs. Cette contribution devra augmenter fortement dans le temps et ne pourra être fixée initialement à un niveau inférieur à 40€ la tonne d’ « équivalent carbone », Elle s’appliquera dans un premier temps à la production énergétique, électricité comprise, puis sera étendue progressivement à l’ensemble des biens et services. Les entreprises déjà soumises aux quotas ne devront pas en être exonérées.
  2. une augmentation des recettes de l’état et des collectivités locales, pour améliorer les transports collectifs et les modes de production à la disposition des citoyens et notamment les plus modestes. Cela passe par la suppression du bouclier fiscal, et l’instauration d’une contribution beaucoup plus importante des hauts revenus, au moyen de l’impôt progressif. Un fonds de redistribution collective devra aider les plus modestes à réaliser les transformations nécessaires, pour les transports et l’habitat notamment(isolation, modes de chauffage…).

Utopia est un mouvement politique transpartis, qui appelle à l'émergence d'une gauche d'avant-garde fondée sur une identité écologiste, altermondialiste et antiproductiviste.

Contacts presse :
Porte Parole National / Franck Pupunat : 06 26 65 80 96
Denis Vicherat : 06 62 92 01 96
www.mouvementutopia.org

mardi 15 septembre 2009

Conférence Utopia - Ce soir - Une conférence très intéressante!

Politique de la ville : l'expérience d'un chef de gang peut-elle éclairer l'action politique ?

Avec
Lamence Madzou
Ancien chef des Fight Boys , une bande de Corbeil-Essonnes, auteur de J'étais chef de gang
(Ed. La Découverte , 2008)

Marie-Hélène Bacqué
Professeure de sociologie professeure à l'Université Paris 10 et

Discutants
Dominique Voynet
Sénatrice, Maire de Montreuil, Les Verts
Patrick Braouezec
Président de l'agglomération Pleine Commune, Député de la Seine Saint Denis

Mardi 15 septembre 2009 - 18h45 Maison des Sciences Economiques (MSE) de l'Université Paris 1 - 106/112 boulevard de l'Hôpital - Paris (13e) - Métro : Campo formio (ligne 5) - Salle de conférences du 6e étage

Ce Soir, mardi, Le Laboratoire des Idées du PS fait sa rentrée.

En présence de Martine Aubry, première secrétaire du Ps, de Christian Paul et Lucile Schmid qui animent le Lab' et de nombreux intellectuels, universitaires et chercheurs qui participent aux travaux du Lab.

C'est aux Métallos, paris 11ème.

"C'est notre petit Arabe à nous", "Il mange du porc et boit de la bière", "Il est catholique"

«Je suis ému de penser que, du fait d'un certain tohu-bohu médiatique, et d'une interprétation totalement inexacte, des personnes ont pu être blessées dans leur être et leurs convictions», a déclaré le ministre hier soir lors de la soirée de fin de jeûne du ra­madan où il était invité d'honneur du Conseil français du culte musulman.

Il répondait ainsi à la polémique née à la suite de la diffusion d'une vidéo où le ministre, parmi des militant UMP qui n'étaient pas en reste, est entendu tenir des propos très politiquement incorrect s'il s'agit d'humour ou extrêmement violents et dangereux s'il s'agit d'une remarque consciente. (Pour vous faire une idée, public Sénat diffuse l'intégralité de la vidéo. Vidéo qu'on diffusé ensuite Le Monde.fr et Libération.fr. Le Figaro.fr s'est contenté de la première version qui malheureusement laisse le doute sur la qualité du dérapage. La vidéo, ici.).

Pour réconforter tout le monde, Brice Hortefeux a ensuite déclaré hier soir:

«Je veux donc dire mes regrets, au delà d'une polémique inutile et injuste, j'exprime mon respect pour tous les Français, celles et ceux qui vivent sur notre sol, quelles que soient leur religion, leurs convictions»

Cette dernière remarque m'a désolé. Alors que le "dérapage" d'Hortefeux concernait quelqu'un de désigné comme "Arabe", Hortefeux garantit la tolérance aux "religions" et "convictions". Mais, "Les Arabes", ne sont pas "Les Musulmans", et c'est bien ce qu'on reproche aux racistes, ce sont les associations incultes, les simplifications à l'extrême. Dans la vidéo, juste avant l'intervention de Brice Hortefeux, on entend des militants dire: "C'est notre petit Arabe à nous", "Il mange du porc et boit de la bière", "Il est catholique"... Navrant

Pouqruoi le ministre et le député Copé à coté de lui, ne se sont pas choqué des remarques simplistes et racistes formulées par les militants UMP?
Pourquoi une nouvelle fois Le ministre associe Arabe à Musulmans?

Ces excuses sont elles suffisantes, alors qu'elles sont d'une maladive maladresse... ?

jeudi 10 septembre 2009

Réforme de Santé - Obama s'adresse au congrès: " Je crois encore"

Alors que depuis deux semaines, les débats sur la reforme de l’assurance maladie aux états-unis rentraient dans une phase où procès d’intention et calculs politiques se répétaient, l’intervention de Barack Obama devant le congrès à Washington était vivement attendue par ceux qui espère encore faire aboutir l’une des réformes les plus disputées des cinquante dernières années aux états-unis.

Le site en ligne du New York Times offre de retrouver la vidéo complète accompagnée de la retranscription écrite du discours du Président Obama qui dura près de 48 minutes.


Déterminé
Dans une courte introduction sur l’état de santé économique de l’union, il a souligné que celle-ci était encore à « des mois d’une récupération complète (ndr : de sa santé économique) » malgré les effort du congrès et du gouvernement pour « sortir l’économie de la zone rouge ». Assurant que la question de la réforme du système d’assurance maladie est plus d’actualité que jamais, il s’est dit conscient qu’il n’est « pas le premier président à aborder cette problématique », mais a assuré être « déterminé à être le dernier ». Le président Obama a dressé un bilan sans complaisance du système d’assurance indigne « d’une démocratie avancée et d’une nation riche », et qui « impose de telles difficultés à des millions de ses citoyens ». Il a ensuite insisté sur le coût exorbitant de ce système pour les américains -« une fois et demi plus que les autres pays, sans être pour autant en meilleure santé »- en insistant sur le lien entre le financement du système de santé et le déficit public.

« Des reformes doivent être entreprises, la question est « comment » ? ».
La suite du discours se poursuit dans le style bien connu de Barack Obama, associant un texte didactique à une interprétation engagée et un ton clair et ferme.
Pour Barack Obama, deux visions s’opposent, celle de la « droite » qui entend libéraliser le marché des assurances santé et celle de la « gauche » qui, sur les bases du système actuel, entend limiter les effets pervers induits par le marché. Si les deux visions présentent des intérêts, le président américain a avoué « croire en une amélioration possible d’un système qui satisfait la plupart des gens ».

Travailler ensemble.
Il a ensuite fait l’inventaire détaillé des principes généraux du plan de réforme (en savoir plus en lisant ici -prochainement) et des effets sur les différentes catégories visées par le plan : les assurés, les bénéficiaires d’aides d’état (Medicare et Medicaid), et les non-assurés. Déclarant finalement « croire qu’un consensus large est possible sur la base des aspects mis en avant du plan» il a appelé l’ensemble des membres du congrès à continuer à travailler ensemble dans ce sens.
Encore en quête de soutien Barack Obama a assuré que le sujet au cœur de la réforme est bien de faire progresser l’accès aux soins des citoyens américains et non de discuter l’éventualité d’une « prise en main du système de santé par le gouvernement », répondant ainsi à la controverse initiée par le camp républicain et une partie des démocrates. Il a ensuite assuré que le financement de cette réforme qui s’étalerait sur 4 ans et coûterait 900 milliards de dollars sur dix ans serait systématiquement suivie afin de ne pas creuser plus encore le déficit public de l’union.
Puis il s’est adressé une nouvelle fois aux membres du congrès avec autorité en assurant que si « sa porte restera ouverte à ceux qui viennent avec des propositions sérieuses », il n’entend pas « perdre son temps avec ceux qui ont fait le calcul qu’il serait plus stratégique de tuer ce plan que de l’améliorer». Que chacun soit prévenu.

Après une courte allusion à l’engagement du sénateur Ted Kennedy, décédé le 25 août dernier, en faveur de cette réforme qu’il désignait comme une « entreprise magnifique et inachevée (de notre société) » et dont il a souligné l’harmonie avec ce que Teddy appelait le « caractère » des États-Unis, le président Obama, en parfait orateur, a conclu son intervention ; « Nous (ndr : lui et son gouvernement) ne sommes pas venus pour craindre le future. Nous sommes venus pour lui donner forme. Je crois encore, je crois encore » conclut-il.

source: vidéo du discours, en ligne sur le site du NYT

mardi 8 septembre 2009

Gros weekend à Vanves, mais pour moi à Apt

Pour la deuxième année consécutive, je vais louper le gros évènement de rentrée vanvéen qu’est la tenue du forum des associations et l’organisation de la brocante du parc pic. J’étais l’en dernier à cette époque en Egypte pour découvrir le Sinaï et cette année je me rends à Apt, dans le Lubéron pour les Universités d’été du mouvement politique Utopia.

Pour les étourdis, Utopia est un mouvement politique présent dans trois partis politiques français (le PS, les Verts et le Parti de Gauche) ainsi que dans de nombreuses associations altermondialistes et écologistes. En 2008, Utopia publiait son Manifeste (éditions Parangon) qui reçut un excellent accueil et dépasse aujourd’hui les dix mille exemplaires vendus. Sa traduction en Espagnol est achevée, celle en Portugais quasi imprimée et la version anglaise est attendue courant 2010. En 2009, Utopia publiait pour les élections européennes son Manifeste Européen de 33 propositions pour l’Europe. Celui-ci a été édité et publié en français et en anglais.
2010 sera une grande année pour Utopia et c’est à l’université d’été à Apt, du vendredi 11 au dimanche 13 septembre, que les grands travaux se préparent. La réécriture du Manifeste Utopia commence, un partenariat avec Médiapart pour la diffusion des conférences Utopia est confirmé, la publication du Manifeste en Anglais est prévue et toujours, au quotidien, des interventions dans les partis, dans les associations, dans les ateliers citoyens, aux forums sociaux, etc… (Pour plus d’information www.mouvementutopia.org)

Malheureusement, pas de brocante ni de forum pour moi.
Cette année, nouveauté intéressante illustrant l’activité forte des défenseurs de la pratique du vélo, une première bourse de vente de vélo d’occasion se tiendra samedi au parc pic (à partir de 10h - plus d'info ici). Le lendemain, au même endroit à partir de 10h, se tiendra le forum des associations qui vous permettra de rencontrer les différentes associations de la ville.
Venez nombreux !

Bon weekend.

lundi 7 septembre 2009

Samedi 12 septembre: Brocante et Bourse aux vélos (Vanves en Roue libre)


Cette année, à la traditionnelle brocante de rentrée, s'ajoute une bourse aux vélos organisée par l'association vanvéenne de promotion de la pratique du vélo Vanves-En-Roue-Libre.


Vous voulez vendre un vélo:
dépôt des vélos de 10h à 12h.
- Apportez une pièce d’identité
- Vous fixez un prix avec nous
- A partir de 17h jusqu’à 18h vous récupérez le montant de la vente
- De 18h à 18h30 récupération des vélos invendus
- Tous les vélos doivent être en bon état de marche
- Les vélos non réclamés après 19h seront donnés à une association caritative
- L’association Vanves en roue libre garde 10% du prix de vente des vélos

Vous voulez acheter un vélo:
- Vente des vélos de 14h à 17h (distribution des tickets d’entrée à partir de 13h45)
- Vous essayez le vélo
- Vous payez en espèce ou par chèque (pensez à apporter un carte d'identité)
- Vous partez avec votre vélo !


Organisation et informations sur le blog de Vanves-en-roue-libre:




dimanche 6 septembre 2009

Ma revue de presse de la semaine.

Semaine du samedi 29 aout au vendredi 04 septembre 

N'étant pas très disponible ces temps-ci pour animer mon blog, il m'est apparu intéressant de concentrer mon attention sur l'actualité, internationale, nationale ou locale et j'ai entrepris de poster chaque weekend, une revue de presse sur la semaine écoulée (chaque mois pour les questions locales). J'espère mettre en lumière des articles dont le contenu me semble apporter un témoignage utile sur l'actualité. J'espère surtout qu'au fil des semaines, cet exercice deviendra pour moi plus facile et pour vous plus utile. Bonne lecture. 

La Rochelle
Le week-end passé, tous les regards étaient tournés vers la Rochelle où se tenaient les universités d’été du parti socialiste. Si le PS aujourd’hui semble faire moins rêver les français, il reste un des sujets préférés des commentateurs de la vie politique. Ceux-ci semblaient espérer une nouvelle récolte de petites phrases et de cahots, mais il n’en fût rien. Bien que Gérard Filoche ait constaté que dans la presse, « 1746 articles en trois jours » prédisaient que le PS était mort, le rendez-vous Rochelais semble avoir mis fin à cette perspective. La plus flamboyante des illustrations est le retour en grâce du PS dans le quotidien rue89, où Julien Martin, dont le ton fût souvent blasé ces derniers mois lorsqu’il s’agissait du parti socialiste, soulignait dès dimanche que « bien que très loin d'être gagnée, la bataille des idées semble réengagée » (lire son article). La presse semble reconnaitre que, si aucune nouvelle querelle n’est à recenser, c’est la forte prise de responsabilité de Martine Aubry qui a donné le ton à ses universités. Pour Julien Martin, « Aubry a bluffé les cadres du PS » (lire son article), alors que Lilian Alémagna pour Libération constate que « Martine Aubry est bien décidée à montrer qu’elle tient fermement les rênes de la direction de son parti» (lire son article). Enfin prolongeant l’analyse, Stéphane Alliès de Médiapart souligne les similitudes entre les méthodes de la secrétaire nationale du PS et celles employées en son temps par Lionel Jospin (lire son article).
Au « PS [c’est] la rénovation du sol au plafond » souligne l’équipe d’envoyés spéciaux de Libération -Matthieu Ecoiffe, Laure Equy et David Revault D’allonnes: de l’orientation stratégique du parti (primaires ouvertes, non-cumul des mandats, alliances) aux développement de réseaux sociaux en passant par la mise à jour idéologique que promeut le Laboratoire des Idées, qui semble intéresser particulièrement la rédaction de rue 89 qui lui a consacré plusieurs articles ces dernières semaines (lire notamment «quand le PS place l’individu au centre de son débat d’idées»).

Taxe Carbone
Et c’est par le débat sur la Taxe Carbone -initié à La Rochelle par Ségolène Royal, confirmé plus tard dans le weekend par Martine Aubry- qu’a débuté la semaine. Thomas Legrand, dans son édito du vendredi 4 septembre sur France Inter fait le constat du retour de la gauche comme force de débat et d’opposition (lire son édito). Ségolène Royal, qualifiant la taxe carbone d’« impôt injuste » a en effet exhorté samedi dernier le premier ministre de revenir sur le projet actuel (lire dans le monde). Elle a ainsi rompu l’exclusivité du dialogue engagé entre l’exécutif et les Verts qui semblent jusqu’à présent soutenir ce projet.
La secrétaire Nationale des Verts, Cécile Duflot, à la tribune des université du PS à la Rochelle, a fortement critiqué la position de Madame Royal sur la taxe carbone, jetant dans son discours un regard critique sur les prétentions, à ses yeux faibles, du parti socialiste en matière d’environnement (information reprise dans l’édition en ligne du journal Le Figaro). Jade Lindgaard, collaboratrice de Médiapart pour les questions d’environnement, prend parti pour la taxe carbone en contestant son caractère injuste (lire son article). C’est dans les rangs de la majorité qu’ensuite le débat a rebondi, mené notamment par Monsieur Copé qui n’entend pas « voter cette loi les yeux fermés » comme le rapporte Alain Auffray pour Libération en titrant : « L’exécutif de plus en plus fumeux sur la taxe carbone ». Il faut dire que l’annonce par monsieur Fillon d’une taxe à 14 euros la tonne de CO2, immédiatement contredit par Monsieur Sarkozy pour qui « rien n’est encore décidé », n’a pas permis de clarifier les choses. Pour simplifier le tout, un sondage sorti le jeudi 3 annonçait qu’une majorité de français s’opposerait à l’idée d’une taxe carbone, comme l’indique le journal Le Monde.

Rentrée

La semaine fût marquée par de nombreuses actualités que les médias ont largement couvertes. Mardi, les professeurs et instituteurs retrouvaient leurs établissements pour préparer la rentrée de mercredi. A Vanves, le nouveau ministre de l’enseignement, Luc Châtel, fît un petit tour au lycée Michelet où, semble-t-il, aucun figurant ne fût recensé (lire l’article du Monde). L’annonce faite par Eric Woerth concernant les trois mille évadés fiscaux, dont il semble détenir la liste, est perçue par Laurent Mauduit comme « une amnistie fiscale qui ne dit pas son nom » (lire son article). Il est certain que le ministre y voit une manière d’illustrer l’action du gouvernement à l’encontre de ceux qui nous auraient menés à la crise. Les traders, par exemple, dont l’encadrement des revenus est actuellement à l’étude, mais pour Le Figaro, ceux-ci aussi semblent souffrir de la crise. C’est ce que le témoignage de Marc nous apprend (lire l’article).

Juge d'Instruction
Bien entendu l’actualité majeure de la semaine relève de la question la plus complexe : Il s’agit de la remise au président du rapport Léger qui, entre autre, suggère la suppression dans le système judiciaire du juge d’instruction. Jean Marcel Bouguereau, dans la République des Pyrénées et le Nouvelobs, s’emporte contre cette surpression et nous interroge : « La justice aux ordres du pouvoir politique, on va laisser faire ? » (lire son article). Dans Le Monde, c’est Monsieur Badinter, incontournable lorsqu’il s’agit des questions institutionnelles et judiciaires, qui dénonce une « OPA de l'exécutif sur les affaires les plus importantes » (lire l’article).

Monde
Pas de nouvelle de l’étranger cette semaine, même si la réélection confirmée d’Ali Bongo, fils d’Omar, à la présidence du Gabon, et les troubles qui ont suivi, n’augure rien de bon pour la stabilité du pays. Aux Etats-Unis, l’état Californien, une des premières puissances économique mondiales, une des plus endettées aussi, ne parvient pas à faire face aux incendies qui menacent Los Angeles (voir les images dans LeFigaro). Illustration nouvelle que la puissance économique ne serait pas mise au service du bien être des administrés.

Image

Pour conclure cette revue de presse incomplète –espérons-la cependant utile- je vous conseille de regarder et d’écouter l’excellent documentaire photographié, « le corps incarcéré » (voir sur le monde), présenté la semaine dernière au festival Visa Pour l’image de Perpignan (qui se termine le 13 septembre).

Bonne semaine et à la semaine prochaine. 


Sources :
Le Figaro, Le Monde, Rue89, Médiapart, Libération, La République de Pyrénées, Le NouvelObs, France-Inter.

mercredi 19 août 2009

Quelques Photos personnelles d'Algérie

vendredi 31 juillet 2009

Petite fermeture annuelle, disons jusqu’à la fin du mois d’août. Pas d’article, pas de commentaire, rien. Ce sont les vacances qui commencent pour moi ce soir. Après quelques jours en famille en Bretagne, c’est vers l’Algérie que je m’envolerai pour une dizaine de jours. Voyage plus court cette année ; période d’essai oblige. Retour à Vanves prévu mi-août.

Je pense que quelques photos d’Algérie seront mises en ligne sur mon blog de voyage Round My World !
D’ici à la fin août, je souhaite de bonnes vacances à ceux qui ont la chance de partir, un bon retour à ceux qui ont le plaisir de revenir, et de très bons moments, du soleil et de la chaleur à ceux qui restent à Vanves.

Cyrille

mercredi 22 juillet 2009

Quelques photos personnelles du Xinjiang


C'est sur mon blog de voyage, RoundMyWorld
f

lundi 20 juillet 2009

L'image du jour

Guyane libre ! tout commença à Vanves

Au XIXe siècle, un journaliste français (de Vanves, NCC) se voit propulsé président d’une éphémère République de Counani. Un royaume d’opérette qui restera à l’état de pochade.

Par FRÉDÉRIQUE ROUSSEL, Cahier Culture de Libération, l'article du 20/07/2009


Le texte, tapé à la machine, date du 14 mars 1961. Il est signé d’un certain Gaston de Chancenotte, aristocrate bisontin soucieux de coucher sur le papier des souvenirs épars pour sa descendance. Sa «note historique», hoquetante de ratures, est difficile à lire. Dans la cascade de noms destinée à graver une généalogie, l’un d’eux se pousse du col. Adolphe Brezet. Entré par alliance dans la famille en 1900, il y fit grand bruit. «Monsieur Brezet, dont le père avait fait fortune en Amérique du Sud, au Brésil, (ruiné par la suite) avait je ne sais comment, au jeu paraîtrait-il, racheté le territoire de COUNANI, entre la Guyane et le Brésil. Son père avait sans doute exploré ce pays et s’était assuré l’amitié des chefs des tribus indiennes et des habitants de COUNANI. Toujours est-il que ces droits acquis de façon plus ou moins obscure par les Brezet étaient réels et reconnus par les gouvernements anglais et français.» Un territoire gagné aux cartes. Un nom exotique, Counani. Un rêve : l’eldorado.

De l’Amazone au fleuve Oyapock

1886. Jules Gros se rengorge. Dans sa maison de banlieue, à Vanves, vient d’arriver un télégramme en provenance de Cayenne. Les habitants de Counani, une bourgade de 300 âmes outre-Atlantique, viennent de le propulser président à vie de la République de Guyane indépendante. Voilà cet ancien clerc de notaire, rédacteur au Petit Journal à la tête d’un territoire de 260 000 km2 qui s’étend de l’Amazone au fleuve Oyapock. Cette contrée de forêts peu peuplée s’inscrit dans une marge de l’histoire. Faute de reconnaissance, il a été baptisé. Contesté depuis deux siècles, il fait l’objet d’un litige entre la France et le Brésil (1). Vers cette terre à peine administrée s’est réfugiée une population noire qui a fui les plantations brésiliennes. «Dans une pareille zone franche, sans lois, sans police et sans justice, la sociologie est nécessairement chamarrée. Forçats évadés, trafiquants, repris de justice…» (2)

Les sympathies vont vers la France qui, elle, a aboli l’esclavage. Le drapeau tricolore pavoise les cases de Counani lors des grandes fêtes. La seule autorité est celle dudit «Capitaine de la Rivière», Trajane Supriane Binte, un ancien esclave. L’explorateur Henri Coudreau, chargé d’une mission d’information sur les frontières contestées, note aussi l’attachement local à la France. Dans une lettre du 20 juillet 1883 au gouverneur de Guyane, il écrit : «Mon cœur de Français fut vivement touché qu’à Mapa comme à Counani la population nous appelle de tous ses vœux.»

Deux aventuriers vont précipiter les choses. Jean Ferréol Guigues et son ami suisse Paul Quartier ont déjà pour fait d’arme d’avoir trouvé de l’or en Guyane française au pied des monts Tumuc-Humac, contrée qu’ils ont rebaptisée Iguane. Soi-disant. Leur découverte leur a permis en réalité d’escroquer de crédules bailleurs de fonds. Arrivés à Counani, ils sentent le vide juridique, une population déboussolée et la bonne affaire. Paul Quartier, horloger et suisse d’origine, a l’idée de proclamer l’indépendance. Guigues, ancien fonctionnaire de la Guadeloupe, ex-commissaire de police des mines du Venezuela, pense qu’un notable français donnera de l’assise au projet. Il songe à Jules Gros, rencontré à Paris lors d’un dîner au Véfour, en compagnie du député de Guyane de l’époque, Gustave Franconie.

Journaliste, écrivain raté, Jules Gros a partagé son enthousiasme pour les explorateurs dans le Journal des voyages. Le secrétaire de la société de géographie a conté par le menu les aventures du duo en Iguane. «C’était sûrement un lecteur de Kipling, décrit Bruno Fuligni, qui a travaillé à réunir toutes les archives sur l’aventure de Counani. Un Don Quichotte de l’époque coloniale.» Conseiller municipal de Vanves, Gros a 57 ans. «Colosse aux jambes courtes, aux yeux énormes, à la barbe en bataille, dont, à 70 ans, la voix de grenouille et les gestes épileptiques nous réduisaient au silence», ainsi le décrit, bien après sa mort, Jean Galmot, journaliste puis député de Guyane (Je suis partout du 15 juillet 1911).

«Dites aux citoyens de Counani que j’accepte», répond sobrement Jules Gros à l’appel du large. Ce rêveur en chambre voit dans le câblogramme qui lui tombe du ciel de Cayenne une chance inespérée. Outre-Atlantique, la République indépendante de Counanie a été proclamée le 23 octobre 1886, et dignement fêtée dans le tafia (eau-de-vie de canne à sucre). Il s’agit d’«organiser dans notre pays un gouvernement qui sera République et reconnu ultérieurement par les deux puissances, la France et le Brésil». Outre Jules Gros parachuté président à vie, le gouvernement comprend Guigues au poste de président du Conseil, l’abbé Jean, un ecclésiastique interdit par l’évêque, ministre des Cultes et Paul Quartier qui prend le ministère de la Guerre et des Travaux publics… Pas de portefeuille des Finances. On attend les souscriptions qui ne vont pas manquer d’affluer d’Europe et l’on prévoit d’attribuer des concessions à des compagnies étrangères.

La nouvelle République prend pour devise «Liberté et justice» ; pour drapeau, le vert du Brésil avec le drapeau tricolore en exergue. Ses dirigeants vont battre monnaie, imprimer des timbres et même créer un journal officiel. Une décoration, l’Etoile de Counani, est conçue sur le modèle de la légion d’honneur : elle représente une croix à quatre branches reliées par une couronne d’olivier. A Paris, Jules Gros fait de l’agit-prop autour de son Etat tout neuf. Il distribue des médailles à tout son réseau, des industriels parisiens aux notables de Vanves. Un appel aux émigrants est lancé, avec pour carotte des concessions gratuites de terrain de 20 à 30 hectares, vendues comme des cornes d’abondance, fertiles et riches en ressources minières.

Investi de la plus haute des charges, Jules Gros se démène pour faire connaître Counani. «Tout exalté qu’il soit, Jules Gros a le mérite d’avoir compris une grande nouveauté de ce XIXe siècle finissant : l’importance de l’opinion publique, et donc de la presse, dans les questions coloniales et internationales.» (2) Les journaux accueillent souvent avec ironie l’annonce du nouvel Etat. L’Autorité, conservatrice, n’y va pas par quatre chemins dans son édition du 10 septembre 1887 : «Pour une fumisterie, c’en est une de premier ordre. Il s’agit de la République dite de la Guyane indépendante que se sont amusés à fonder un certain nombre d’aimables farceurs habitant Paris.» Des reporters viennent rencontrer le président à son domicile au 11 rue Marceau à Vanves ou dans sa légation du 18 rue du Louvre. Jules Gros demande audience au ministère des Affaires étrangères et va jusqu’à rencontrer Pedro II, l’empereur du Brésil en visite à Paris. Un rédacteur du Paris, envoyé spécial en banlieue, lui demande : «On dit que vous alliez donner aux Counaniens des lois françaises ? - Pourquoi faire, mon Dieu ! La seule loi du pays sera celle-ci : Agissez à votre guise tant que votre liberté ne portera pas atteinte à celle d’autrui. Pas de codes, pas d’administration, pas de paperasses. Je ne veux rien de tout cela.»

Le grand départ

Amateur illuminé, Jules Gros gère son Etat à distance depuis les terrasses du café du Croissant situé au rez-de-chaussée du Journal des voyages ou au café de Madrid. Il fréquente le célèbre cabaret du Chat Noir, comme s’en amuse des vers de Raoul Ponchon («C’est là, sans peur des indiscrets, / Dans cette aimable enceinte / Que Gros paraphait ses décrets / En prenant son absinthe.») Avant le grand départ pour l’eldorado, contre l’avis de Jules Gros, il est question de défiler en grande pompe et tenues chamarrées sur les grands boulevards.

Tandis que le gouvernement français décide de mettre fin à la plaisanterie en menaçant les impétrants de les traîner en justice, des dissensions apparaissent dans le gouvernement. Jules Gros est destitué par son camarade Guigues qui crée un conseil de gouvernement. Ce rebondissement ne fait qu’accroître l’hilarité du landerneau parisien. Mais à Londres, des hommes d’affaires se disent prêts à investir pour envoyer et installer Jules Gros en Counani. En échange, ils ont obtenu son accord pour les droits d’exploitation pendant quatre-vingt-dix-neuf ans des principales ressources du territoire : mines, chemins de fer, canaux, ports… Une compagnie est créée: The Guiana Syndicate Limited.

Jules Gros embarque de Southampton avec femmes et enfants le 8 juillet 1888 sur le Medway. «La famille Fenouillard s’en va prendre possession de ses Etats», s’amuse Bruno Fuligni (2). Mais les Anglais arrivés en éclaireurs s’aperçoivent alors que la France n’a jamais adoubé ce président fantoche. La famille Gros, bloquée en Guyane anglaise, finit par repartir piteusement vers la métropole. Jules Gros ne posera jamais le pied dans son royaume.

Le pitoyable rêveur qui n’a pas renoncé veut alors lever à Vanves une petite armée. Mais la poignée de mercenaires finit par réclamer une solde qui ne vient pas et le rosse. Sur son lit de mort, l’agonisant demande à être enveloppé dans les plis du drapeau counanien. Le bouffon qui fut président rend son dernier souffle le 30 juillet 1891. Comme le raconte Jean Galmot : «Il en mourut, le bon Don Quichotte, honnêtement, n’ayant jamais battu monnaie de son rêve. Il joue son rôle jusqu’au bout et son agonie fut héroïque.»

L’utopie counanienne ne disparaît pas pour autant. Le fameux Adolphe Brezet est entré en scène. «Un grand monsieur au teint pâle, la figure remarquablement régulière, douce et fine, barrée d’une paire de moustaches d’un noir ardent», décrit Le Temps. Cet ancien militaire a pour lui d’avoir au moins mis les pieds en Guyane. A la République de Guyane indépendante succède l’Etat libre du Counani. Brezet rédige une constitution en janvier 1904, fait imprimer de nouveaux timbres, modifie le drapeau. La note historique de Gaston de Chancenotte rapporte que Brezet forme un gouvernement : «M. Brezet de Beaufort, président de la République, Pierre Cogit, ministre de la Guerre, Charles Cogit ministre des Postes, de Villemorin ministre de l’Agriculture, René Cogit, ministre des Terres et Forêts… Ils se firent faire des uniformes chamarrés.»

Brezet essaie de ranimer la flamme mais France et Brésil achèvent de régler le différend. «Entre-temps, en 1895, raconte Stéphane Granger, qui prépare une thèse de géographie sur les relations entre la Guyane et le Brésil, d’importants gisements d’or ont été découverts et des milliers de Guyanais et d’Antillais sont arrivés, ce qui a amené des frictions avec les Brésiliens, des accrochages à Mapa, d’où la volonté mutuelle d’en finir avec le problème.»

Le 1er décembre 1900, la Suisse chargée d’arbitrer le conflit, tranche en faveur de l’annexion du territoire par Rio de Janeiro. Pour Adolphe Brezet, cet arbitrage ne vaut rien. Le dernier président counanien s’exile en Angleterre. Les traces se perdent. Son fils Gaston, revendiquant la nationalité counanienne, aurait vers 1927 fait un scandale dans un train parce que le contrôleur n’avait pas mis de gants blancs face à un personnage de son rang. Blaise Cendrars évoquera l’histoire dans Feu le lieutenant Bringolf (Au Sans Pareil). «Bien que je croie m’y connaître en géographie, jamais encore je n’avais entendu parler de la République de Counani. Et je parie que mes lecteurs n’en ont pas plus entendu parler que moi.»

(1) De l’article VIII du Traité d’Utrecht conclu le 11 avril 1713 entre la France et le Portugal viennent les prétentions respectives de la France et du Brésil.

(2) Les Constituants de l’Eldorado ou la République de Counani par Bruno Fuligni, Plein Chant, 1997. Et également L’Etat c’est moi, histoire des monarchies privées, principautés de fantaisie et autres républiques pirates (Les Editions de Paris, 1998).